LE REFLET DE L’AMOUR DES MITSVOT ET DE LA CRAINTE D’HACHEM

 

Dans la Paracha BO (Chapitre 12 – Verset 34), la Thora nous décrit que les BNE ISRAEL, en sortant d’Egypte, ont emballé le reste de la MATSA de la nuit de PESSAH et l’ont porté sur leurs épaules.

Rachi commente : « malgré le fait qu’ils avaient de nombreux aliments sur lesquels ils pouvaient poser leur MATSA, ils préféraient la prendre à la main car ils appréciaient les mitsvot. »

 

Le verset 35 nous décrit que les BNE ISRAEL ont obéi à l’ordre d’HACHEM et ils ont emprunté aux égyptiens des vêtements précieux ainsi que des bijoux.

 

Le verset 36 nous raconte qu’Hachem a donné aux BNE ISRAEL une grâce aux yeux des égyptiens et leur ont prêté tout ce qu’ils désiraient (voir NOTE 1).

 

Rachi soulève la redondance entre les versets 35 et 36 sur le fait que les BNE ISRAEL ont emprunté aux égyptiens et que les égyptiens leur ont prêté.

Pour cela, Rachi explique que le verset 36 nous décrit que les égyptiens leur ont prêté plus que ce qu’ils ont demandé. « Tu me demandes un bijou !!! Prends deux et va-t-en ».

 

Il reste à comprendre la juxtaposition du verset 34 qui décrit la façon dont les BNE ISRAEL ont porté la MATSA avec les 2 versets qui décrivent l’emprunt des bijoux.

 

Réponse : c’est pour nous dire que la grâce que les BNE ISRAEL ont trouvé aux yeux des égyptiens était un reflet de leur estime et leur appréciation qu’ils avaient pour les MITSVOT.

Cette grâce qu’ils ont trouvée aux yeux des égyptiens est un reflet direct de la grâce et l’amour qu’ils éprouvaient pour les MITSVOT.

 

 NOTE 1 : Chapitre 10 – verset 23 :

Pendant 3 jours, les égyptiens ne pouvaient bouger de leur place, mais pour les BNE ISRAEL, il y avait de la lumière dans leur demeure.

Rachi explique : pendant ces 3 jours, les BNE ISRAEL ont vu tous les objets que possédaient les égyptiens. Plus tard, lorsqu’ils sont venus emprunter, les égyptiens disaient : « nous n’avons rien». Les BNE ISRAEL leur répondaient : « oui, vous avez !!! Nous les avons vu à tels endroits ».

 

Cette honnêteté des BNE ISRAEL a aussi favorisé la grâce des BNE ISRAEL puisque les égyptiens ont vu qu’ils pouvaient tout prendre et qu’ils ne l’ont pas fait. Néanmoins, l’amour qu’ils éprouvaient pour les MITSVOT était un facteur pas moins valable.

 

NOTE 2 : la guémara dans le traité HAGIGA (Page 12 – B) nous dit que celui qui étudie la THORA la nuit reçoit un trait de grâce sur son visage la journée. De même, dans MEGUILA (Page 13 – A), on nous dit qu’ESTHER avait un trait de grâce sur son visage.

 

 

 

 

 

HISTOIRE :

 

RABBI LEVY YITSHAK DE BERDITCHEV s’est donné beaucoup de peine pour avoir un étrog pour SOUCCOT. L’émotion l’empêcha de dormir et de s’allonger. Il était debout toute la nuit devant le meuble où se trouvait son étrog et était plongé dans des pensées profondes.

Dès l’aube, il s’élança vers le étrog sans remarquer qu’une porte vitrée les séparait. Il ne remarqua même pas qu’il avait cassé la porte vitrée et que ses mains étaient  ensanglantées.

Ses enfants se sont réveillés au bruit et ont retrouvé leur père en train d’accomplir la mitsva du étrog, rayonnant de joie et ne comprenant pas leur inquiétude.

 

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